N°31 – Juin 2007

Sommaire

La conductivité du dialysat « Définition, mesure et facteurs influençant la conductivité. »
par Alain BIRBES – chef du service technique – AAIR Toulouse
Intérêt des variations de la conductivité pour améliorer la tolérance des dialyses
par Dr.J.L. Lacombe – néphrologue – Clinique St Exupéry – Toulouse
Faut-il généraliser le dialysat personnalisé ?
par Dr.J.M. Lanau –néphrologue – AAIR- Toulouse
Quelle méthode utiliser pour vérifier la qualité ionique du bain ?
par Philippe COURTIADE Directeur Général Pharmacien Responsable, Laboratoire Bellco Soludia
Contrôle de la qualité ionique du dialysat appliqué au générateur Nikkiso DBB-05
par P.Lachko Responsable Technique, Laboratoire Hemotech
Contrôle de la qualité ionique du dialysat appliqué au générateur AK200
par J.Vésian-Laboratoire Gambro

 

Président : Hubert Métayer ( Compiègne)
Vice-Président : Emmanuel Carnot (Maubeuge)
Secrétaire : Jean-Claude Diez (Lastic)
Secrétaire Adjoint:Jean Pierre Garcia(Lyon)
Trésorier :Thierry Villaret(Paris)
Trésorier Adjoint:Davy Gabignon(Paris)
Délégué régional :Pascale Brasset (Compiègne), Jean-Claude Diez (Lastic), Thierry Villaret (Paris)

 

 

La conductivité du dialysat « Définition, mesure et facteurs influençant la conductivité. »

par Alain BIRBES – chef du service technique – AAIR Toulouse

 
Association des Techniciens de Dialyse
15° session d’étude et de perfectionnement
Toulouse – 23 et 24 novembre 2006

La conductivité du dialysat
Définition, mesure et facteurs influençant la conductivité.

Alain BIRBES – chef du service technique – AAIR Toulouse

Définition

:

Conductivité et sels dissous
Résistivité et conductivité

Méthodes de mesure

Electrodes
Cellules de conductivité
Correction

Facteurs influençant la mesure de conductivité

Température
Etat des cellules
Entretien des appareils
Etalonnage des appareils
Traçabilité des appareils

Utilisation et intérêt

Evaluation de la minéralisation de l’eau et d’une solution
Evaluation de la qualité du dialysat
Le piège ! conductivité et sodium

Conductivité et dialyse

Fabrication du dialysat :

Fabrication à partir d’eau épurée
Mélange de concentrés : concentré acide, concentré bicarbonate
Pilotage de pompes

Surveillance du dialysat

Alarme
Action de protection

Eau pour dialyse :

Evaluation du fonctionnement d’une chaîne de traitement d’eau

Evaluation de la quantité de désinfectant dans la solution – Attention à la nature du désinfectant

 

 

Intérêt des variations de la conductivité pour améliorer la tolérance des dialyses

par Dr.J.L. Lacombe – néphrologue – Clinique St Exupéry – Toulouse

 

 

 

Faut-il généraliser le dialysat personnalisé ?

par Dr.J.M. Lanau –néphrologue – AAIR- Toulouse

 

 

 

Quelle méthode utiliser pour vérifier la qualité ionique du bain ?

par Philippe COURTIADE Directeur Général Pharmacien Responsable, Laboratoire Bellco Soludia

 

 

 

Contrôle de la qualité ionique du dialysat appliqué au générateur Nikkiso DBB-05

par P.Lachko Responsable Technique, Laboratoire Hemotech

 
Les concentrés bicarbonate et acide sont l’un après l’autre mélangés en proportions précises à l’aide de pompes doseuses volumétriques.
Des cellules de conductivité compensées en température contrôlent et surveillent les solutions bicarbonate et totale produites.
Les valeurs de conductivité bicarbonate et totale sont affichées sur l’écran du générateur tout au long de la séance de dialyse.
Dans le mode technique dont l’accès est protégé par un code, on enregistre la courbe de référence de chaque concentré. Cette courbe, repérée par le nom du concentré, associe les conductivités bicarbonate et totale, les vitesses des pompes doseuses ainsi que les tolérances admises.
Dans la phase de préparation précédant chaque séance de dialyse, l’auto-test compare la courbe de référence à la courbe du concentré choisi. Cette comparaison détermine le décalage en % à appliquer aux pompes doseuses afin d’obtenir les conductivités bicarbonate et totale paramétrées.
Un décalage excédant les tolérances admises a pour effet de générer une alarme de divergence entre le concentré sélectionné et le concentré utilisé.

Les variations de conductivité de faible amplitude (au maximum 3%) sont corrigées par un asservissement de la pompe doseuse.

 

 

Contrôle de la qualité ionique du dialysat appliqué au générateur AK200

par J.Vésian-Laboratoire Gambro

 

Diapo 1

Diapo 2

La préparation extemporanée du bain de dialyse n’a pas toujours existé.
Ce bain préparé manuellement est envoyé au dialyseur par l’intermédiare d’une pompe.
Déja les premières dialyses se font avec un bain de dialyse au bicarbonate. Bien sur le chlorure de sodium ainsi que les electrolytes tels que le potassium, le calcium, le magnésium étaient présents dans la solution.
Du CO2 était utilisé pour maintenir le pH afin d’éviter la formation de précipité de carbonate de calcium. Malgré cela de nombreux problèmes de précipités de carbonate de calcium engendrent des problèmes techniques.
Les générateurs Gambro de l’époque étaient l’ AK1 et l’AK2.

Diapo 3

Ces problèmes obligèrent les fabricants a contourner le problème bicarbonate. La solution était d’utiliser de l’acétate comme tampon dans le bain de dialyse.
Cette solution permet donc de palier aux problèmes techniques précédemment cités. Les générateurs mélangent automatiquement le concentré et l’eau au rapport de 1:35. L’utilisation des générateurs est simplifiée.
L’acétate est métabolisé en bicarbonate par le corps. Certains patients sont intolérant à l’acétate, l’acétate est vasodilatateur ce qui a une influence sur la tension des patients.

Diapo 4

Un travail important fut accompli pour résoudre le problème du carbonate de calcium.
Dans les années 80s le bicarbonate fut réintroduit.
Il était connu que contrôler le pH (7.20) en ajoutant du C02 était une des solutions. Une autre solution fut de générer du CO2 lors du mélange du fluide. L’ajout d’acide acétique dans le concentré A pouvait créer cette réaction. L’acide acétique crée de l’acétate et de l ’hydrogène. l’ hydrogène réagit avec le bicarbonate et génère du CO2.
Quelques mmol d’acide acétique (2-3) furent donc introduites dans le concentré A
L’acide acétique fut plus tard remplacé par de l’acide chlorhydrique (HCl) pour éviter les effets indésirables de l’acétate généré par l’acide acétique.
En 1981 lancement du module bicarbonate BCM. Cette version permet de faire varier manuellement le Sodium et le Bicar

Diapo 5

Diapo 6

La mesure de conductivité dans les générateurs AK
Deux cellules (A&B)
Chacune des cellules est constituée de 2 cellules de mesures identiques : régulation est supervision
Chaque cellule est équipée d’une sonde de température (régulation et compensation 1,8% /°C)
La cellule de conductivité est composée de 6 anneaux Carbone:
2 anneaux de mise a la masse
Chaque cellule se compose d’ un anneau agissant en tant qu’émetteur d’un signal sinusoïdale de 1,6 KHz
Les anneaux sont séparés par une couronne céramique
Au travers des anneaux carbone le courant émis crée un chute de tension. Cette tension est utilisée comme feedback afin de maintenir constante l’amplitude de signal sinusoïdal (environ 2Volts) et permet de compenser l’encrassement.
Le courant mesuré sur le dernier anneau représente la valeur de conductivité et est convertie en tension puis envoyée au CPU via multiplexeur et convertisseur A/D.
En fonction de cette mesure la pompe céramique est asservie via l’électronique.
– Multiplexeur
– Convertisseur A/D
– CPU
– Dirver
La partie supervision est strictement identique a la partie régulation.
La valeur de courant mesurée est en permanence comparée à la valeur de courant de la partie régulation. Une alarme technique sera générée s’il y a une différence entre ces 2 valeurs.
La valeur de courant mesuré par la partie supervision est utilisée pour l’affichage.

Diapo 7

Après la description de la cellule de mesure passons au fonctionnement globale du système.
Deux modes de travail sont possible
Sur le schéma du haut concentré 2 composants
Sur le schéma du bas concentré 3 composants
Nous allons détailler ces modes de fonctionnement

Diapo 8

La boucle de régulation fonctionne comme détaillée sur la diapo:
La préparation du liquide de dialyse est réalisée en plusieurs étapes.
1.La programmation (preset) des concentrés stockés dans la mémoire du générateur. (composition ionique des concentrés utilisés dans le service)
2.Choix du concentré utilisé
3. Le réglage de la concentration sodium et bicarbonate désiré par l’utilisateur. (ceci est une particularité des générateurs AK, la consigne se fait en mmol/l)
La machine calcule ensuite un point de consigne en mS/cm (1/100mS) pour chacun des mélanges (A&B). Les concentrés sont acheminés au point de mélange par l’intermédiaire de pompes céramique de grande précision.
Une vitesse de rotation théorique est alors déterminée.
La machine mesure la conductivité par les cellules respectives A&B et contrôle la vitesse des pompes céramique (feedback de control).

La vitesse des pompes est une supervision volumétrique. Des limites de rotation sont fixées pour chacune des pompes.
Un écart de rotation supérieur à la limite fixée générera une alarme .
La valeur de rotation théorique n’est en pratique jamais obtenue.
-Tolérance de fabrication des concentrés ± 2,5% pour Na et ± 5% pour K, Mg, Ca, CH3COO, …
-Calibration des cellules de conductivité

Diapo 9

Comme nous l’avons vue sur la diapo précédente, la consigne s’effectue en mmol/l et la machine convertie ensuite cette consigne en valeur électrique de régulation mS/cm.
Il n’y a pas de correspondance systématique entre la valeur mmol et la valeur mS
Deux concentrés différents pour la même consigne ionique donneront une valeur de conductivité différente

Diapo 10

Sur ce mode de fonctionnement le concentré A est reconstitué a partir de 2 éléments:
La cartouche de NaCl (SelectCart)
La poche contenant les électrolytes associés (potassium, calcium, magnésium, ……)
Nous avons vu précédemment que le volume de la poche SelectBag est de 500 ml. Afin de pouvoir couvrir le temps de traitement cette solution est fortement concentré.
Le taux de dilution est de 1/400, a titre de comparaison un concentré standard a un taux de dilution de 1/35.
De plus elle ne peut pas être régulée en conductivité (valeur trop basse).
La solution est donc de la réguler en débit, pour cela 2 pompes céramique sont utilisées l’une servant de supervision sur l’autre.
Ces pompes sont calibrées et possèdent une détection de position.
Le débit sera donc égale au débit dialysat choisi par l’utilisateur/ 400. Ex pour Qd=500 le débit Select sera de 1,25ml/min.

Diapo 11

Un soin particulier a donc été porté pour la régulation et le contrôle.
La pompe P remplit la chambre jusqu’à détection du niveau haut.
La pompe C démarre et pousse dans le circuit sa valeur de consigne a savoir Qd/400.
La pompe P redémarre et remplit de nouveau la chambre pour apporter la différence entre le volume consommé par la pompe C et le niveau haut de la chambre.
Les volumes des pompes sont ainsi comparés.
Le volume délivré par chacune des pompes doit être identique sinon un message d’erreur sera généré.

Diapo 12

Diapo 13

Diapo 14

 

 

Journal de l’Association des Techniciens de Dialyse
Copyright ATD Infos – N°31 – Juin 2007

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