N°14 – Octobre 2001

Sommaire

RESEAUX DU FUTUR : Les réseaux de soins
Par P. SIMON, Chef du service de Néphrologie-Dialyse, Hôpital Yves Le Foll, St-Brieuc
RESEAUX DU FUTUR : La révolution des réseaux
Par M. CARBONEL , Technicien, HP La Conception, Marseille
RESEAUX DU FUTUR : Les réseaux de communication du futur
Par Dominique LEPAGE – France Télécom – Chef de projet Santé DR Rennes
RESEAUX DU FUTUR : De la Télésurveillance au Télédiagnostic. La Télémaintenance. La Maintenance Assistée par Ordinateur
Par Horace ESPIRITO, Directeur Marketing Hardware
RESEAUX DU FUTUR : Télésurveillance et technologie Webcam
Par Bernard THUILLET et Fabrice VAUSSENAT

 

Président : Hubert Métayer ( Compiègne)
Vice-Président : Emmanuel Carnot (Felleries-Liessies)
Secrétaire : Claude Mendez (Compiègne)
Secrétaire-adjoint : Michel Jakubowski (St Quentin)
Trésorier : Michel Darsonville (Soissons)
Trésoriere-adjointe : Catherine Duronssoy (Compiègne)
Délégué régional : Patrick Crestan (Annonay)

 

 

RESEAUX DU FUTUR : Les réseaux de soins

Par P. SIMON, Chef du service de Néphrologie-Dialyse, Hôpital Yves Le Foll, St-Brieuc

Qu’est -ce qu’un réseau de soins ?

Un réseau de soins constitue une forme organisée d’action collective apportée par des professionnels en réponse à un besoin de santé des individus et/ou de la population, à un moment donné, sur un territoire donné. (ANAES, août 1999).

« Le réseau est proposé comme une possible reconstruction de la médecine. Le malade, fragmenté pour des raisons pragmatiques, pourrait se retrouver composé s’il bénéficie de l’ensemble des services que la médecine est susceptible de lui donner par l’intermédiaire d’une organisation logique dite en réseau. Le réseau doit aussi constituer l’ouverture du monde médical vers l’appui social, indispensable pour les malades compliqués que sont les sujets porteurs d’une polypathologie, les sujets âgés…  » (Pr J. Ménard).

Le réseau est transversal aux institutions et aux dispositifs existants. Il est composé d’acteurs : professionnels des champs sanitaire et social, de la ville et des établissements de santé, associations d’usagers, institutions locales ou décentralisées.

La coopération des acteurs dans un réseau est volontaire et se fonde sur la définition commune d’objectifs.

L’activité d’un réseau de soins (ou de santé) comprend non seulement la prise en charge de personnes malades ou susceptibles de l’être mais aussi des activités de prévention collective et d’éducation pour la santé.

Le cadre légal des réseaux de soins est représenté dans la figure 1. Les réseaux de soins et l’accréditation sont les deux points forts de la réforme JUPPE d’avril 1996.

La filière de soins doit être différenciée du réseau mois peut en être complémentaire. C’est la description d’une trajectoire des patients au sein du réseau de soins. Elle résulte alors d’une logique du travail en réseau. Les éléments de caractérisation d’une filière sont : les  » lieux de passage « , la quantité d’aide et de soins apportée à chaque niveau, le temps de passage à chaque niveau, les coûts associés. C’est une trajectoire verticale du patient au sein du réseau.

Les objectifs généraux d’un réseau de soins

Optimiser l’accès aux soins de l’ensemble de la population ciblée

Prendre en charge les personnes dans le respect de certains principes tels que la continuité des soins, la cohérence, la globalité, l’interactivité, la réactivité, l’adaptabilité, la transversalité, la multidisciplinarité etc…

Accroître la compétence individuelle et collective des interneants et des partenaires du réseau. Cet objectif inclut la mise en place de nouveaux modes de transmission de l’information, des échanges au niveau des pratiques, l’élaboration et l’appropriation de référentiels par les acteurs et les acteurs et le développement de la coopération entre les acteurs. Le réeau peut être un lieu d’apprentissage à partir de la redistribution de l’expérience accumulée et du regard collectif porté sur les pratiques.

Reconnaître et améliorer les compétences et respecter les préférences des personnes prises en charge. Ceci inclut les objectifs d’information et d’orientation des usagers, celui d’amélioration de leurs trajectoires.

Améliorer l’efficacité et l’efficience des prises en charge

Etre un lieu d’observation (par exemple pour repérer, mieux comprendre et prendre en charge des problèmes émergents au sein de la population cible)

Etre un lieu d’évaluation (pour tester par exemple différentes stratégies de mise en œuvre de référentiels, de délivrance des soins).

L’ évaluation d’un réseau de soins est nécessaire

La mise en œuvre de l’évaluation des réseaux de soins est difficile mais nécessaire. On se doit de répondre à plusieurs questions :

  • Le réseau atteint-il ses objectifs ?
  • Quelle est la qualité des processus mis en œuvre et des résultats atteints ?
  • Les personnes prises en charge sont elles satisfaites ?
  • Quel est l’apport spécifique de l’organisation en réseau dans le degré d’atteinte des objectifs, la qualité des processus et les résultats ?
  • Quels sont les coûts engendrés par le réseau ?
  • Quels sont les effets indirects, positifs et négatifs, induits par le réseau ?

A côté de la nécessaire documentation (littérature publiée, informations qualitatives et quantitatives), de la mesure et de l’analyse de façon quantitative et qualitative de l’activité et des résultats du réseau, la construction d’indicateurs permettent de représenter de façon simplifiée une réalité est l’étape essentielle de l’évaluation du réseau. Un indicateur n’est valable que s’il est pertinent, c’est à dire que s’il décrit une réalité de façon univoque. Les autres critères de choix d’un indicateur sont la comparabilité, la fiabilité, la durée et le coût d’obtention des données.

Les indicateurs économiques dans l’évaluation d’un réseau sont également incontournables. L’efficience est mesuré par la rapport coût/efficacité de la prise en charge, coût / qualité de vie pour l’usager etc…

Quelques exemples de réseaux de soins

L’Union hospitalière du nord-ouest a réalisé en 1997 une enquête auprès de 420 établissements, essentiellement publics, de 14 départements dans 4 régions : Bretagne, Haute et Basse-Normandie et Pays de Loire. 55 réseaux ont été répertoriés dont 35 avaient été formalisés : 20 conventions, 13 associations, 2 GIP. Les réseaux des CHU et CHG traitaient de problèmes sanitaires (HIV, toxicomanie, hépatite C, alcoolisme , diabète, périnatalité), alors que ceux des établissements de proximité avaient traité les problèmes sociaux et surtout gérontologiques.

Les réseaux de soins en néphrologie

A) Les réseaux présentés à l’agrément du conseil d’orientation des filières et des réseaux de soins. (article L.162-31-1 du Code de la Sécurité Sociale, Commission Soubie)

Un seul réseau a obtenu à ce jour l’agrément de cette commission : le réseau ESPOIR (Evaluation, Suivi, Prévention Optimisée de l’Insuffisance Rénale) crée en partenariat par les associations de dialyse AIDER de Bourgogne et OSMOSE de Franche-Comté et la caisse d’assurance maladie. Il se fonde sur les partenariats existants antre les promoteurs et les services de néphrologie des hôpitaux d’Auxerre, Besançon, Bourg en Bresse, Chalon sur Saône, Dijon, Dôle, Mâcon, Montbeliard, Sens et Vesoul, ainsi que les URCAM de Bourgogne, Franche Comté et Rhônes-Alpes pour le secteur de l’Ain, et les caisses d’assurance maladie départementales. Le Comité de Pilotage est constitué par les médecins néphrologues responsables des antennes ou pôle médicaux-associatifs AIDER/OSMOSE, l’échelon médical des caisses, la médecine libérale et ambulatoire, ainsi que des représentants des autres catégories de médecins (cardiologues, diabétologues, urologues etc…).

Le réseau dispose d’un système d’information IRCNET, compatible avec le RSS et les cartes CPS et Vitale. L’accès au réseau IRCNET s’effectue sur des postes informatiques spécialisés, installés et maintenus par les promoteurs sur les sites distants. Ils assurent une interconnexion entre les médecins néphrologues des antennes ou des pôles médicaux, les sites intrahospitaliers AIDER/OSMOSE (entraînement à la dialyse), les unités d’hémodialyse AIDER/OSMOSE (autodialyse, centre ambulatoire etc…), les lieux de consultation. L’accès au réseau IRCNET est possible aux médecins tratants adhérents au réseau, à l’assurance maladie, aux médecins conseils.

Les résultats attendus, en terme de santé publique :

  • Le dépistage précoce des IRC et mise en œuvre de protocoles thérapeutiques adaptés
  • La formalisation de l’action du médecin généraliste sur l’ensemble de la problématique IRC, de la prise en charge préventive, à la transplantation, par l’action coordonnatrice des néphrologues
  • La valorisation médicale et économique des différents protocoles de dialyse, en fonction de l’autonomie des patients et déduction de typologies de patients
  • Amélioration médicale et économique de la coordination des suivis des personnes transplantées.

En terme de dépenses de santé :

  • Analyse médico-économique des prescriptions faites par les médecins en relation avec le chemin du patient
  • Connaissance précise des enveloppes financières par malade, aussi bien en volume qu’en nature de dépenses médicales et pharmaceutiques
  • Nouvelles propositions d’organisation médico-tarifaire mieux adaptée à la file active de patients (typologie)
  • Fiabilisation d’un travail entre les acteurs du réseau, connaissance du coût réel engagé sur une pathologie donnée.
B) Les réseaux relevant du Code de la Santé Publique

Ces réseaux, créés sur l’initiative des soignants, reçoivent l’agrément des firecteurs d’ARH. Ils visent une prise en charge globale du patient. La motivation des membres d’un réseau de ce type est celle d’un enrichissement de nature intellectuelle, sans rivalité, en bénéficiant d’actions de formation qui facilitent l’échange entre les professionnels et renforcent le positionnement d’expertise des membres du réseau.

Plusieurs réseaux de ce type existent en néphrologie. Un exemple, le réseau de soins néphrologiques du secteur sanitaire n°7. Il regroupe tous les centres hospitaliers du secteur sanitaire (Lannion, Guigamp, Paimpol, St Brieuc, Tréguier), les cliniques du secteur où exercent des urologues, l’union régionale des médecins libéraux, le centre d’examen de santé de la CPAM des Côtes d’Armor, l’Association des Urémiques de Bretagne, des associations d’usagers et de malades. L’objectif de RSN vise à promouvoir le dépistage des maladies et de l’insufissance rénales, à faciliter l’accès de tout patient ayant une maladie rénale au réseau de soins afin qu’il bénéficie, d’une part des actions thérapeutiques de prévention secondaire de l’IRT préconisées par les sociétés savantes, d’autre part de l’ensemble des traitements de suppléance, y compris l’orientation et le suivi de la greffe rénale, ceci dans les meilleurs conditions médicales, sociales et psychologiques. Il s’appuie sur un réseau internet de néphrovigilance, qui offre au médecin généraliste la possibilité d’interroger rapidement un néphrologue du réseau sur la conduite à suivre chez un malade atteint d’une maladie et d’une insuffisance rénales.

Principes d’évaluation des réseaux de santé

Cadre légal
Article 6 de l’ordonnance n° 96-345 du 24 avril 1996
Article 29 et 30 de l’ordonnance n° 69-346 du 24 avril 1996
Article 73 de la loi sur l’exclusion du 29 juillet 1998

Figure 1. Trois grands dispositifs de constitution des réseaux.
D’après : Barre S, Houdard L. Les statuts juridiques des réseaux. Actualités et Dossier en Santé publique septembre 1998.

 

 

RESEAUX DU FUTUR : La révolution des réseaux

Par M. CARBONEL, Technicien, HP La Conception, Marseille

 
En ce début du XXIème siècle, nous vivons les prémices d’une transformation radicale du mode de fonctionnement de la société. Elle est orchestrée par les progrès de l’informatique et du développement des réseaux. Balbutiante pour l’instant, elle sera encore plus profonde que celle qu’a connue le monde occidental dans le courant des années 1950, où, d’un mode de vie essentiellement rural, on est passé en moins d’une décennie à un mode de vie citadin, du lavoir à la machine à laver, de la glacière au réfrigérateur.

Le « Net  » (traduction : Filet ou réseau) ou « Internet » ( « réseau de communication interne » réservé à l’origine à l’armée américaine mais mis au point par quelques Français) est un réseau qui permet la connexion de tout ordinateur équipé d’un « modem  » via la ligne téléphonique au prix d’une communication locale. Par ce procédé tous types de documents peuvent s’échanger, que ce soient des textes, des images, des sons, de la vidéo.

Son domaine d’activités est illimité. Nous explorerons quelques possibilités que j’utilise quotidiennement afin de donner un aperçu de son utilité tout en discernant les avantages et les inconvénients qui découleront de leur utilisation.

L’enseignement : Tout ou presque est disponible sur Internet. Il ne manque qu’une organisation rationnelle pour que, dans le futur, il ne soit plus nécessaire de se déplacer pour aller s’instruire. Cette solution est déjà effective dans certaines communautés (blanches et aisées) des USA, où face à l’insécurité régnant dans les écoles (moyenne annuelle : un meurtre d’enfant toutes les deux heures, un meurtre d’adulte toutes les ½ heures), la solution radicale est de garder les enfants à la maison. Ce phénomène s’accentuera d’autant plus que les progrès du travail à domicile dans certaines catégories socioprofessionnelles résoudront l’épineux problème de la surveillance des enfants. En outre, les problèmes chroniques liés à l’enseignement (Effectifs pléthoriques, responsabilité de l’enseignant, locaux vétustes, transport dangereux etc.) s’en trouveront radicalement et définitivement résolus.

– Mais qu’adviendra t’il de l’intégration sociale de l’individu ?
– Cela ne nous poussera t’il pas à connaître plus facilement notre « lointain » plutôt que notre voisin ?

Pour ma part je suis inscrit à des cours à Toulouse, j’habite Marseille, les professeurs sont disséminés dans le monde entier : Alexandrie, Jérusalem, Paris, Toulouse, New-York etc. Les devoirs sont envoyés par courrier électronique dans la ville concernée et renvoyés corrigés. Un dialogue avec le professeur est possible sous forme de forum.

La bourse : il y a encore quelques années, la bourse était aux mains d’une oligarchie de « golden boys « jalouse de ses prérogatives de majors. Tous ces privilèges ont volé en éclat suite à l’intrusion du réseau dans le fonctionnement du système boursier international. Tout internaute peut s’abonner gratuitement à un « brooker  » (courtier en bourse électronique), acheter, vendre à tout instant (8h par jour pour l’instant, 24 h sur 24h dans quelques mois), directement à la corbeille de Paris, de New-York, de Sydney etc. La venue massive en 1999 de dizaines de milliers de nouveaux internautes boursiers a profondément modifié les règles de fonctionnement de la bourse de Paris. Ces nouveaux spéculateurs (Traders) ont poussé le marché à l’indécision, ce qui ne reflète pas l’actuelle santé de l’économie, au demeurant florissante. D’où apparition d’un contre pouvoir et disparition de la profession de « courtier en bourse ».

L’état civil : Nous prendrons comme support d’exemple le petit village de « Gluiras « en Ardèche où toute la partie administrative a été informatisée, d’où gain de temps (immédiat) et d’argent (80% moins cher). Le  » Plan Occupation des Sols  » est consultable à la mairie sur écran géant tactile et la délivrance d’informations est immédiate. Cette réalisation préfigure l’amélioration des rapports que le citoyen entretient avec ses administrations pour l’obtention de papiers officiels mais préfigure également une surveillance accrue des activités humaines, que les médias ont rendue célèbre par le terme de « Big Brother ».

Les supports médias : E-Books et CD-Rom. Ce domaine est amené à connaître un véritable séisme. Le réseau va enfin octroyer aux auteurs un véritable espace de liberté de publication alors que celle-ci a toujours été assujettie à l’appréciation de majors d’édition tels que : Calmann-Lévy, Flammarion, Barclays etc. qui décidaient lesquels étaient publiables, censurés ou modifiés. Stephen King a été le premier auteur à avoir osé violer l’interdit en étant son propre éditeur sur le Web pour 2,5 dollars le livre, soit 10 fois moins cher que par l’intermédiaire des circuits de distribution classiques.

On doit s’attendre à l’effondrement de l’industrie liée à la publication ainsi qu’à la disparition des majors et des filières de distribution.

Le commerce en ligne : Ce domaine est pour l’instant à délaisser car le mode de paiement non sécurisé l’affecte d’un énorme handicap. Lorsque ce problème aura été résolu, il est à craindre la disparition des magasins traditionnels, artisans ou grandes surfaces, au profit d’immenses hangars de stockage desservis par des robots préparant la commande que votre propre ordinateur domestique aura passée via le Web et qui sera livrée directement chez soi. Ce scénario existe déjà sous forme de prototype en Allemagne.

La liste est loin d’être exhaustive et pourrait s’allonger à l’infini. Il transparaît de cette étude que nous devons nous attendre, dans la décennie à venir, à la disparition des majors, des intermédiaires, de pans entiers de l’industrie, du commerce et de l’administration, au profit d’un autre mode de fonctionnement au profil encore très flou.

L’homme actuel acceptera t’il sans protester la refonte complète de son mode de vie en si peu de temps?

Ce bouleversement peut-il être accepté par une société stable ?

Les cinquante dernières années ont vu la déstructuration de la société occidentale dans le but de lui faire accepter une succession de paliers technologiques au détriment d’un certain art de vivre. Une culture de l’instabilité s’est faite jour. Les institutions qui assuraient la pérennité du système ont été battues en brèche. Cette culture a développé ce qu’en termes de  » Process-Communication  » ( Note 1 ) on nomme une personnalité de type  » rebelle  » dont les caractéristiques principales sont la créativité (artiste) et une absence de responsabilité vis à vis des conséquences des actes accomplis. En résumé, c’est un inconscient, créatif, curieux de tout, habile de ses mains, informaticien intuitif. Ce type d’individu instable distille le poison de l’incertitude. Ce mode de comportement a accentué le mal-être général caractérisé par le manque d’idéal et l’oubli des principes fondamentaux dont découlait la cohésion sociale.

L’embellie économique constatée en Europe touche surtout les pays qui conjuguent instabilité et progrès informatique (France, Espagne) et dessert ceux qui favorisent la stabilité sociale (Allemagne).

L’instabilité distille naturellement son lot de violence : violence corporelle qu’il est facile d’imaginer, mais aussi violence sur le « Web », où on ne peut passer sous silence le phénomène que représente l’internaute pirate appelé « hacker ou cracker ». C’est une composante incontournable du développement de l’utilisation du réseau, avec tous les avantages et les nuisances qu’elle peut drainer : apparition de contre-pouvoirs, développement d’un terrorisme anti-occidental, plaisir de la nuisance, etc…

Une étude sociologique canadienne du phénomène « hacker » ( Note 2 ) montre qu’il touche une population masculine d’adolescents surdoués en informatique, psychologiquement instables, travaillés par un  » tropisme nidifuge  » ( Note 3 ) exacerbé, inhérent à cet âge de la vie. C’est le portrait archétypal du  » rebelle » de la « Process-communication » ( Note 1 ) auquel il ne manque que l’habit de type « côte ouest » : anneaux, tatouages, skate board, queue de cheval, etc…

« Hacker vaillant rien d’impossible  » : telle pourrait être sa devise. Aucun système informatique, aussi sophistiqué soit-il, ne lui résiste, sa capacité de compréhension du mode de fonctionnement du réseau étant supérieure à celle des concepteurs. Par sa pugnacité à contourner les interdits, il est à l’origine de progrès fulgurants dans l’informatique actuelle.

Le réseau est en passe de révolutionner notre mode de vie. Bien que marginale pour l’instant, sa place prendra au fil des années une part prépondérante dans nos activités et notre comportement social. Son importance grandissante transformera notre mode de vie ; il fait donc partie intégrante du « sens de l’histoire ».

*****

***

*

Note 1 : La « Process-Communication » est une technique de communication mise au point par T. Khaler utilisée entre autres pour trouver le candidat correspondant à un profil de poste. Elle définit 6 types de personnalités que chacun possède en soi, mais dont un ou deux types prédominent et déterminent le comportement général de l’individu.
Empathique, Rebelle, Promoteur, Travaillomane, rêveur, Persévérant.
Comment leur dire… de G. COLLIGNON. Edition : InterEditions.

Note 2 : Université du Québec : accessible à la bibliothèque Centrale.
COTE DU DOCUMENT : AC20U551[M5659].

Note 3 : Tropisme nidifuge = force qui tend à extraire les enfants hors du nid familial.

RESUME

Les quatre dernières années ont vu l’émergence d’une nouvelle technologie destinée à prendre une part prépondérante dans la vie professionnelle et personnelle : Le réseau informatique.

Conçu à l’origine pour assurer les communications internes de l’armée américaine, d’où le nom :  » Interne-net = réseau interne = Web « , son domaine d’applications est aujourd’hui sans limite. Il permet la connexion de tout ordinateur équipé d’une carte modem pour le prix d’une communication locale afin d’échanger tous types de données : textes, sons, vidéo, images.

Au travers de domaines aussi divers que l’enseignement, l’économie, l’administration, nous essaierons de dégager quels bouleversements l’intrusion du réseau implique et les interrogations qu’il suscite.

Pour comprendre le phénomène d’embellie économique, intimement lié au développement du réseau que la France connaît, nous ne pouvons passer sous silence une étude sociologique qui explique Sommairement l’émergence d’un nouveau type de consommateur et d’un  » informaticien intuitif « . Ces deux personnalités issues d’une même culture sont les plus sûres garantes du développement de la nouvelle économie, car l’une consomme plus que de raison et l’autre en invente les moyens.

Un autre phénomène sous-jacent à l’utilisation du Web est celui du  » hacker « , ou pirate, dont la devise pourrait être  » Hacker vaillant rien d’impossible « . Il pénètre, modifie, efface les données les plus secrètes de votre ordinateur. C’est un prédateur dont les agissements doivent être pris en compte lors de la conception de tout système informatisé, mais son avance est telle qu’il serait peut être plus judicieux de s’en faire un allié plutôt que de le condamner.

L’utilisation massive du réseau bouleverse l’ordre établi et crée des contre-pouvoirs. Son développement est notamment subordonné à une simplification du processus de mise en oeuvre de l’ordinateur lui-même ; autrement le système distillera son lot d’exclus. Son expansion inéluctable le situe naturellement dans  » le sens de l’histoire « .

 

 

RESEAUX DU FUTUR : Les réseaux de communication du futur

Par Dominique LEPAGE – France Télécom – Chef de projet Santé DR Rennes

 

Résumé de la présentation lors du Congrès ATD
St-Brieuc , le 24 Novembre 2000

Introduction

Les NTIC ouvrent la voie vers de nouveaux modes de fonctionnement autorisant des pratique médicales à distance. Désignés sous le nom de Télémédecine, les téléservices qu’elle recouvre sont classés selon les 5 grandes familles suivantes :

  • Télésurveillance et Téléassistance
  • Téléconsultation, Téléexpertise
  • Téléactes médicaux, Téléchirurgie
  • Téléformation
  • Réseaux de soins

L’exposé développe quels sont les téléservices pouvant être mis en œuvre dans le domaine de la dialyse, en abordant successivement les besoins, les critères de choix , les solutions (réseaux et services de télécommunication) actuels et à venir

1) Les besoins

1.1 – Au niveau du domicile du patient

1.2 – Au niveau du centre de dialyse allégé

1.3 – Au niveau du centre de référence et d’assistance médicale

2) Les téléservices et critères de choix

3) Les solutions actuelles

  • Terminaux et applications
  • Réseaux : locaux, d’accès , de transmission
  • Technologies : Internet, ATM
  • Services : partage d’applications, travail coopératif, transfert d’images fixes et animées, transfert de fichiers, sécurité, …

4) Les solutions à court et moyen termes

  • Terminaux mobiles évolués
  • Réseaux locaux : Radio Bluetooth (nanoréseaux),…
  • Réseaux mobiles : GPRS, Edge, UMTS
  • Convergence Fixe-Mobile-Internet

5) Quelques réalisations et projets

Visadom (solution de Maintien ou Hospitalisation A Domicile)

Messager Santé (Outil de communication en temps réel sur Internet)

Réseau Régional à Haut Débit (Bretagne & Pays de Loire)

6) Conclusion

  • Apports des nouvelles solutions techniques :
  • Méthodologie et démarche
  • Offre et position France Télécom :

 

 

RESEAUX DU FUTUR : De la Télésurveillance au Télédiagnostic. La Télémaintenance. La Maintenance Assistée par Ordinateur

Par Horace ESPIRITO, Directeur Marketing Hardware

 

ATD Saint-Brieux
23 et 24 novembre 2000

Le 20 octobre 2000

Programme de la présentation de Horace ESPIRITO

1. De la télésurveillance au télédiagnostic (mono-directionnel)

La télésurveillance des machines de dialyse, est aujourd’hui permise à partir de boîtiers de stockage de données ensuite dirigés vers un serveur qui centralise ces données . La télétransmission est ensuite possible du serveur vers des sites à distance par le réseau téléphonique.
Toutes les données techniques en provenance des générateurs permettent donc un suivi à distance de la dialyse, mais aussi des alarmes et de certains paramètres de configuration. Le technicien peut ainsi diagnostic ou analyser la séance et comprendre si le générateur pose ou non un problème.

2. La télémaintenance (bi-directionnel)

La télémaintenance est le fait de diagnostiquer à distance un appareil, de prendre la main sur le logiciel de gestion de ce dernier et de résoudre un certain nombre d’anomalies à distance. Changer un logiciel, faire des mises à jour, augmenter des offset de calibration, contrôler avec précision une partie défaillance et envoyer au client avec certitude une pièce à changer.
Les machines de dialyse, comme nous le savons tous sont surtout des appareils faisant appel à une part d’hydraulique importante, mais aussi à de la mécanique , de l’électronique, et pour finir de l’informatique.
La maintenance à effectuer est en général d’ordre hydraulique et/ou mécanique (90-95 %). Cette partie n’étant pas réalisable à distance.

3. La maintenance assistée par ordinateur (ne pas confondre avec la G.M.A.O.)

BELLCO propose à ce jour un logiciel sous Windows parfaitement adapté à la maintenance assistée par ordinateur, lequel guide le technicien dans les phases et opérations de dépannage de réglage et de maintenance. Il pilote la machine en la plaçant directement dans les phases de fonctionnement dans laquelle la maintenance et/ou les contrôles doivent être effectués.

Bonne lecture
Horace ESPIRITO

 

 

RESEAUX DU FUTUR : Télésurveillance et technologie Webcam

Par Bernard THUILLET et Fabrice VAUSSENAT

 

 

 

Journal de l’Association des Techniciens de Dialyse
Copyright ATD Infos – N°14 – Octobre 2001

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